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VOL CIRCULAIRE F2C - F2D

Combat aérien en Limousin

Pour la première fois, une compétition F2D, F2E (combat aérien international et formule nationale) a eu lieu à Limoges.
Proposée tardivement dans le calendrier par l'enthousiaste organisateur Nicolas Chapoulaud (d'ailleurs sélectionné en acro pour les championnats du monde), elle n'était pas inscrite au calendrier officiel mais avait tout de même tout pour séduire les mordus de combat.
L'aéroclub du Limousin existe d'ailleurs depuis 1936 et possède une belle section aéromodélisme qui vole sur deux terrains dont celui de Limoges et celui, plus bucolique du terrain des Cadophies près de Couzeix.
Pour s'y rendre, venant de Paris, l'A20 offre de beaux paysages et de plus, elle est gratuite.
Grâce à un plan bien détaillé fourni par le Club, nous avons trouvé sans erreur leur site. La route était d'ailleurs balisée par les pancartes « aéromodélisme. »
Dès qu'on se stationne, on est mis dans l'ambiance : les champignons limousins balisent le parking et avons stoppé la voiture devant une coulemelle géante, prenant garde de ne pas l'abîmer.
De nombreux membres du club et officiels étaient déjà présents plus d'une heure avant le rendez vous. Ils nous font cadeau des frais d'inscription et nous fournissent le carburant.
Le terrain est superbe, le paysage relaxant. Le cercle de combat est déjà parfaitement tracé, les emplacements de contrôle des câbles déjà délimités et les manches à air bougent doucement. On nous propose le café chaud pendant que nous nous attardons sur le paysage typiquement limousin. Un petit étang où les pêcheurs tentent leur chance est dans le prolongement de la piste en dur et il paraît que plus d'un modéliste est allé repêcher son modèle en radiocommande.
Les fougères sont nombreuses, les champignons aussi et, oh ! Bonheur, il n'y a pas de grillage pour gâcher le plaisir des circularistes et leur donner l'impression d'être en cage.
A 9h30 nous préparons nos ailes de combat en faisant démarrer les moteurs, afin de les dégommer un peu et vers 10h30, nous sommes prêts pour le premier combat. Et, fait inhabituel, ce sont les juges et chronométreurs qui attendent les pilotes alors qu'ailleurs c'est généralement l'inverse, faute de personnel.
Là, on avait l'impression que c'était tout le club du Limousin qui s'était mobilisé pour faire de cette journée un sans faute : ils ont préparé de superbes banderoles fluorescentes, faciles à identifier et ont tout le matériel nécessaire dont un peson tout neuf pour tester la solidité des câbles.
Alors que je suis spécialisée comme mécanicienne de combat, lors de cette rencontre, je participe aussi exceptionnellement comme pilote et je suis peu entraînée de ce côté là de la poignée. C'est sans espoir que j'affronte donc le champion de France (Claude) lors du premier round. Je démarre mon moteur (cela m'est facile) puis je cours vers ma poignée. Nicolas me lance parfaitement mon aile et dès le signal du juge, j'attaque courageusement. Cela me permet de réaliser une coupe dans la banderole de Claude (en fait, j'ai failli lui sectionner la profondeur). Par la suite, mon aile va au tapis, je cours pour redémarrer le moteur de mon aile de secours et alors que je défends, je me crashe lamentablement. Le sol est toujours l'ennemi pour les volants.
Je perds donc ce match mais honorablement car Claude n'a pas réussi à me faire une coupe au niveau de ma banderole.
Les matches se succèdent et aucun ne ressemble à l'autre, avec des collisions, des attaques, des ailes coupées en deux, ou éperonnées par celle de l'adversaire qui font la joie des spectateurs et occupent bien les concurrents qui réparent diligemment entre les combats.
Lors de la pause déjeuner, le club offrit un apéritif fort bien accueilli qui fit moins tourner les têtes que les ailes en vol circulaire.
Le soleil enjoliva toute cette belle journée d'octobre et enfin vint l'heure des podiums :
En classe internationale, le podium fut :
1) Claude BERNARD
2) Nicolas CHAPOULAUD
3) Reine BOURRET
et en classe nationale :
1) Reine BOURRET
2) Claude BERNARD
3) Ex aequo : Claude BAUDOU et Nicolas CHAPOULAUD
En plus du classique trophée, d'exquis lots nous furent attribués grâce aux sponsors dont, entre autres, l'Armée de l'air, le journal le « Populaire » et Tata Régine.
Tout au cours de cette rencontre, les juges et officiels nous ont épatés : ils avaient parfaitement étudié la réglementation et ce fut un sans faute de leur part. Nous avons là découvert la grande solidarité dans un club dynamique, bien organisé et si accueillant.
C'est avec regret que nous avons vu la fin de cette journée et, devinez quoi, la belle coulemelle a dû séduire un passant car elle n'était plus devant notre voiture lors de notre départ.
Reine et Claude